NUCLEAIRE

Lors de vœux à la presse, le 29 janvier 2018, le président M. Pierre-Franck Chevet de l'ASN, a souligné que « la situation de la sûreté nucléaire et de la radioprotection est moins préoccupante, en raison d’un certain nombre de signes et de perspectives d’amélioration » :

Tribune de Chrisitian Stoffaes publiée dans la rubrique du Cercle des ingénieurs économistes de La Tribune

> consultez cette tribune sur l'avenir du plutonium

En s’imposant un cap ambitieux lors de la COP21, la communauté internationale s’est engagée à lutter contre le réchauffement climatique en limitant les émissions de gaz à effet de serre (GES). Si nous voulons mettre en oeuvre l’Accord de Paris, il est impératif d’agir aujourd’hui pour décarboner nos économies dans les meilleurs délais, et dans un contexte où la consommation d’énergie devrait croître de 23 % d’ici à 2030

Quelles énergies produisent le moins de carbone ? Comment les promouvoir tout en sécurisant notre approvisionnement ? Pouvons-nous tenir nos engagements malgré l’incertitude qui pèse aujourd’hui sur le mix énergétique français ? Comment dépassioner les débats autour de ces enjeux ? Comment inciter les pays nucléarisés à agir vite pour élever le niveau de sûreté des installations et maîtriser la gestion des déchets radioactifs ?

Réuni pendant plusieurs mois par l’Institut Montaigne, le groupe de travail qui a conduit cette réflexion a étudié et objectivé les différentes options que la France doit considérer pour répondre à ces questions afin d’opérer un choix rationnel et viable pour assurer l’avenir énergétique de notre pays.

> consulter la synthèse en 2 pages

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Le rapport public annuel de la Cour des Comptes, publié le 10 février 2016, comprend dans son Chapitre II Énergie et développement durable

La maintenance des centrales nucléaires : une politique remise à niveau, des incertitudes à lever

Conclusion et recommendations de la Cour des Comptes (extrait)

La politique de maintenance des centrales nucléaires d’EDF a permis jusqu’ici de répondre aux besoins de la consommation électrique et d’exploiter le parc dans des conditions de sûreté conformes aux exigences réglementaires et normatives qui s’imposent à EDF...

L’entreprise a pu enrayer, au prix d’un effort d’investissement accentué après 2007, la dégradation des indicateurs de performance du parc, due pour l’essentiel à un sous-investissement dans les années 2000 et à des faiblesses dans l’organisation des arrêts de tranche.

La réalisation du programme de maintenance du parc nucléaire d’EDF pourrait atteindre 100 Md€2013 entre 2014 et 2030. Malgré les incertitudes identifiées à ce jour, estimées environ à 13,30 Md€, les effets de ce programme sur le coût de production de l’électricité nucléaire sont limités.

La mise en oeuvre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte est susceptible de remettre en cause les investissements envisagés et d’obliger l’entreprise à fermer un tiers de ses réacteurs, avec des conséquences importantes en termes d’emplois, sans écarter l’éventualité d’une indemnisation prise en charge par l’État.

Pour autant, et malgré ces enjeux majeurs pour l’entreprise et l’État, aucune évaluation économique de ces conséquences potentielles n’a été réalisée avant la publication de la loi. Cette évaluation doit être réalisée à l’occasion de l’élaboration de la PPE.

En conséquence, la Cour formule les recommandations suivantes :

1. identifier dans l’étude d’impact de la PPE, prévue par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, ses
conséquences industrielles et financières sur le programme de maintenance des réacteurs nucléaires ;

2. dans la perspective de l’élaboration du plan stratégique d’EDF, arrêté dans le cadre de la PPE, mettre à jour les évaluations des
opérations de maintenance en tenant compte des incertitudes et aléas qui leurs sont associés ;

3. en raison des difficultés attendues en matière de recrutement et de formation, intensifier la mobilisation des acteurs de la filière, publics et privés, visant à combler les pénuries de compétences identifiées dans la perspective du « Grand Carénage ».

La Cour des comptes a rendu public, le 27 mai 2014, un rapport sur le coût de production de l’électricité nucléaire commandé par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les coûts de la filière nucléaire, en application de l’article 132-4 du code des juridictions financières.

Ce rapport actualise les constats faits par la Cour dans son rapport public thématique de janvier 2012 sur les coûts de la filière électronucléaire. Il répond également aux questions posées par la commission d’enquête sur les deux sujets suivants:

  • l’évolution des investissements liés à la maintenance et à la rénovation du parc existant,
  • l’évaluation des coûts associés au risque d’accident nucléaire majeur et leur prise en compte par les différents acteurs.

 RAPPORT COUR DES COMPTES COUT PRODUCTION NUCLEAIRE MAI 2014

> Télécharger le rapport de la Cour des Comptes